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Stéréotype et Roumanie

Publié le par anthropohumanisticienne critique

Roumanie. Pays membre de l'Union Européenne depuis 2008. La Roumanie, ce sont trois images qui lui sont associées en Europe de l'Ouest : le communisme, Dracula, et les tziganes ou Rom. Rom est en effet le mot politiquement correct pour les désigner en Roumanie, et revendiqué par les leaders de leurs associations, à l'instar de l'Association des Initiatives Civiques Rom d'Europe ou de l'Association des Femmes Rom. La Roumanie, ce sont Emil Cioran, Eugène Ionesco ou Mircea Eliade pour les plus littéraires. Les sarmales, mămăligă et gogoche pour les plus gourmands. Phoenix, Akcent, ou Edward Maya pour les plus rock. Enescu ou Porumbescu pour les plus classiques. Henri Coandă ou Grigore Antipa pour les plus scientifiques. Ou encore Tristan Tzara. Mais la Roumanie est bien plus et bien différente de ces diverses exportations, aussi intéressantes soient-elles. C'est ce qui ressort d'une immersion d'une semaine dans deux endroits pour le moins contrastés de ce pays : Bucarest, la capitale, et Calnic, petit village de Transylvanie.

 

Bucarest ou les traces du communisme

 

Les stéréotypes ont la vie dure, alors commençons par l'un d'entre eux. Communisme un jour, communisme toujours. Ce serait exagéré, mais c'est bien là le propre des phrases toutes faites. Bien que mes hôtes roumaines à Bucarest, chercheuses en sciences politiques, m'ont fait une lecture très politique de la ville et ses édifices. Déformation professionnelle oblige. Modération : le souvenir de la période d'avant la Révolution de 1989 est présent, mais pas prégnant. Les discours publics sont édulcorés à propos du règne de Ceauşescu. Ainsi, une guide à la Maison du Peuple, palais édifié par Ceauşescu mais non terminé à sa mort, indique que ce dernier n'a "malheureusement pas eu le loisir de profiter pleinement de son palais". Malheureusement. Il est en effet possible de visiter la Maison du Peuple : seuls 10% sont montrés au public, ce dernier étant obligatoirement accompagné d'un guide, comme il est si facile de s'y perdre. Bref. Entre exagération et édulcoration, qu'en est-il du communisme en Roumanie? Sous l'influence du Parti communiste roumain, la monarchie du roi Mihai I est abolie le 30 décembre 1947. S'en suivent 42 années de communisme. En mars 1965, Ceauşescu succède à Gheorghe Gheoghiu-Dej à la tête du pays. Ce n'est pas le lieu ici de présenter les années de règne de celui qui était surnommé le Conducător, le Génie des Carpates, le Danube de la pensée. Si sa politique dictatoriale a bouleversé et modifié l'apparence du pays, la période est bel et bien révolue.

Ainsi, la religion orthodoxe connait un regain depuis la Révolution. Sous le régime communiste, la tendance était à l'éradication, ou du moins au contrôle strict, de la religion. Seuls comptaient l'amour du parti et le culte du dictateur. Les églises orthodoxes à Bucarest étaient rasées ou déplacées derrières des blocs d'immeubles pour être moins visibles. La police politique surveillait également les individus allant à la messe, ce qui a entrainé une diminution dans la fréquentation des églises. Par contre, dans les campagnes, des églises orthodoxes étaient construites, et des étudiants en théologie envoyés pour convertir les catholiques et les protestants à l'orthodoxie, cette dernière étant jugée la plus en accord avec le régime communiste. Mais l'Eglise orthodoxe de Roumanie, élevée au rang de Patriarcat en février 1925, est, depuis la chute du régime communiste, très influente dans ce pays laïque. En 2002, 86,7% des 21.794.793 habitants se déclarent orthodoxes, et en 2008, l'Eglise orthodoxe est l'institution dans laquelle les gens ont le plus confiance. La fréquentation des églises est aussi à la hausse, tout comme le nombre de constructions religieuses : depuis 1990, 4 000 églises ont été construites. Et le 3 septembre 2010, l'Eglise orthodoxe de Roumanie a entrepris la construction d'une Cathédrale de la Rédemption du Peuple à Bucarest. Les liens entre religions et politique ne sont pas absents : un crucifix domine le Parlement, et l'archevêquede l'Eglise, Daniel, est invité à participer à de nombreuses inaugurations et meeting politiques. Au culte de l'homme politique succède le retour du culte religieux. La sacralité entourait l'homme politique : il édictait l'ordre et la hiérarchie de la proximité par rapport à sa personne, il était surprotégé,... L'humain et le divin se confondaient. Le divin est actuellement présent, ne se mêlant plus avec l'humain, étant de cette façon relativement éloigné du pouvoir. Relativement peu dans le cas Roumain. L'importance religion viendrait-elle remplir le vide laissé par la chute du régime, ou manifesterait-elle un certain retour à la liberté de culte?

Les bâtiments connotés communistes sont réutilisés. Après la Révolution, le devenir de la Maison du Peuple s'est posé : va-t-on la raser, en faire un lieu de divertissement du même acabit que Disney, en faire un centre commercial et d'affaire ou des bureaux pour les institutions publiques? Cette dernière option a été choisie dans la plupart des cas : la Maison du Peuple abrite actuellement le Parlement et le Sénat. Les demeures des dirigeants du Parti sont progressivement réinvesties, excepté certaines dotées de piscines et caves à vin qui sont restées dans les mains de leurs propriétaires... Simple oubli. Les blocs d'immeubles quant à eux dominent toujours le paysage dans certains quartiers, rappelant les destructions architecturales commandées par Ceauşescu. De fait, des quartiers entiers ont été démolis pour faire place à ces immeubles communistes. Les destructions continuent encore aujourd'hui, différemment : les maisons datant de la fin du 19ème siècle ou du début du 20ème siècle sont laissées à l'abandon, à moins d'être réinvesties par des institutions publiques. Des demandes de déclassement de ces maisons sont également déposées afin de les raser et de construire des immeubles, forme architecturale beaucoup plus rentable en termes d'espace. Si la passion de la Révolution avait fait envisager la destruction de certains édifices associés au communisme, la distance temporelle n'est actuellement pas suffisante que pour envisager leur destruction, et leur forme permet une utilisation efficace dans le présent, à la différence des vieilles bâtisses, quelque peu anachroniques dans cette ville en plein développement.

Enfin, les chercheurs et scientifiques ont la vie plus aisée. Plus question d'être surveillés par la police politique, à l'instar de Katherine Verdery, anthropologue américaine dont le compagnon roumain avait été sollicité pour collaborer avec la police. Ces anthropologues ne sont d'ailleurs plus invités à inventorier les pratiques folkloriques et à les diffuser en tant que pratiques communistes. Les archives de la période communiste sont en grande partie consultables, excepté celles de l'Eglise orthodoxe, dont les membres du clergé ne veulent dévoiler les noms de ceux qui ont collaboré avec le régime communiste. Néanmoins, cette ouverture facilite le travail des chercheurs, qu'ils soient politologues, historiens ou anthropologues. Elle alimente notamment la polémique concernant le caractère véritablement révolutionnaire de la Révolution de 1989, que certains remettent en question allant jusqu'à parler de coup d'Etat militaire et de complot. Certains, c'est à dire Radu Portocola (Autopsie du coup d'Etat roumain), Jacques Levesque, ou encore Catherine Durandin (qui y a également consacré un film sorti en 2009). Coup d'Etat militaire, mené par les généraux Militaru et Stanculescu, celui-là même qui, en tant que Ministre de la Défense, avait donné l'ordre de tirer sur les révolutionnaires à Timisoara le 21 décembre. Celui-là qui organisa le départ en hélicoptère des époux Ceauşescu les menant à leur mort. Plus qu'un coup d'Etat militaire, un complot international : les cadres communistes à la tête du coup d'Etat étaient en relation avec Moscou, plus précisément partisans de socialisme à visage humain que Gorbatchev prônit. Le KGB serait impliqué, mais également la CIA (qui aurait simplement avalisé la transition de Ceauşescu vers la politique gorbatchevienne de Iliescu), dans ce qui est maintenant euphémisé comme les évènements de décembre 1989. Évènements qui ont propulsé Ion Iliescu, un illustre inconnu, à la tête du pays. Cela dit, la remise en question de la Révolution de décembre 1989 n'enlève rien au fait que des étudiants et jeunes se sont impliqués dans les manifestations (Timisoara, Iassi, Bucarest) et y ont parfois laissé la vie.

Autre réminiscence du régime communiste, les meutes de chiens errants, à moitié sauvages, que les autorités ne parviennent pas à maitriser, et responsables de plus de 10.000 attaques par an. Ainsi, 1,3 millions d'euros ont été nécessaires pour soigner les victimes entre 2006 et 2009, là où cet argent aurait pu être investi ailleurs. Ces meutes sont un héritage du communisme comme, dans le cadre des nombreuses destructions architecturales commandées par Ceauşescu, les familles expulsées de leur domicile n'hésitaient pas à abandonner leur chien. Ceux-ci n'étant pas acceptés dans les immeubles, ont commencé à proliférer, pour atteindre le pourcentage de 15% par an et le nombre de près de 300.000 au début des années 2000 (contre environ 50.000 actuellement). A cette période, une politique de la douceur a été menée, en collaboration avec la Fondation Brigitte Bardot et l'association Vier Pfoten : capturer les chiens, les stériliser, et les faire adopter. Mais l'échec de ce programme (les nouveaux propriétaires relâchaient bientôt le chien dans la rue) a entrainé la mise en place d'une politique dure : leur élimination pure et simple par euthanasie, ce qui n'a pas été sans réaction de la Fondation Bardot et d'Animaux sans frontières (qualification du maire "d'Hitler des chiens", mise en place de niches pour accueillir les chiens sains et stérilisés), ni sans dérives (des résidents ont abattu des chiens à la carabine en pleine rue). Par ailleurs, la pratique de l'euthanasie a été interdite au sein de l'Union européenne en 2008, mais une autorisation a été donnée à la Roumanie de continuer cette politique jusqu'en 2012. Voilà de quoi alimenter la polémique de la limite à partir de laquelle les animaux sont nuisibles ou tolérables. Et au delà, celle du droit des animaux et de leur humanisation. 

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Bref, une page s'est donc tournée avec la chute du régime de Ceauşescu, une nouvelle est en cours d'écriture. Désormais, les publicités de Coca-Cola, Pepsi, Citibank ou LG dominent les toits des immeubles. Des voitures de toutes les marques détrônent les Dacia. Seul désordre encore à régler : celui des câbles électriques dans les rues...


Calnic, ou un village multiethnique


Second stéréotype : la Roumanie est le pays des Rom. Ils y sont présents certes, mais pas uniquement. Coup de loupe sur Calnic, un petit village de Transylvanie dans la commune d'Alba.

Le site de Calnic (Kelling en allemand, Kelnec en hongrois) est habité depuis le néolithique. S'y sont probablement succédés les Daces, les Romains et les Saxons dès le 12ème siècle (politique de colonisation du voïvoda de Transylvanie par des populations saxonnes qui en échange de prestations économiques et militaires bénéficiaient de privilèges tels que la liberté de culte et l'autogestion). C'est en 1269 que le village entre dans les annales de l'histoire. Ayant reçu des terres en récompense de ses services auprès du Roi Etienne V, Chyl de villa Kelnuk construit un donjon et une chapelle entourés d'une muraille de 3,5 mètres, inaugurant ainsi un nouveau lignage nobiliaire saxon (greavi) qui étend peu à peu ses possessions (terres, moulins,...). Mais cette lignée s'éteint en 1391, date à laquelle la forteresse revient aux habitants saxons du village. Ces derniers, suite aux assauts de l'Empire ottoman dès le 14ème siècle, fortifient leurs églises et forteresses afin de se protéger, phénomène qui se généralise au 15ème siècle. Le donjon et la chapelle de Calnic n'y échappent pas : construction de tours, et élévation de la hauteur des murailles. Au 17ème siècle, une nouvelle population arrive : les Roumains. En 1897, ils dépassent en nombre les Saxons. La présence Rom quant à elle est attestée dès le 18ème siècle : des plans mentionnent leur quartier, In Fierari, nom désignant leur métier (ferronniers). Le village est donc composé jusqu'au début des années 1990 de quartiers distincts tant au niveau des populations que des religions : les Saxons, d'obédience protestant luthérienne, sur la rive gauche du cours d'eau, les Roumains et les Rom, d'obédience orthodoxe, sur l'autre. Et tous étaient impliqués d'une manière ou d'une autre dans ce qui était (et est toujours) l'activité économique principale du village : l'agriculture. Mais suite à la Révolution de 1989 et à la politique allemande de rapatriement de ses ressortissants, les Saxons quittent Calnic pour l'Allemagne. Le départ est massif au début des années 1990, laissant leurs maisons vides et la forteresse inoccupée. 

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Qu'arrive-t-il à ces édifices actuellement? Les Saxons partis avant 1989 se sont vus confisquer leur maison par l'Etat, ce dernier l'ayant mis à disposition (location) des Roumains et Rom du village. Après 1989, ils avaient tout le loisir de vendre leur maison ou de la garder, ce que certains ont fait. Ces derniers reviennent plus ou moins régulièrement à Calnic pour entretenir la maison, passer des vacances, ou la mettre en vente un fois les aïeux décédés. Seul un couple de Saxons vit encore à l'année à Calnic. Mais aucun retour massif des Saxons à Calnic n'est à mentionner. Le village se polarise dès lors entre les Roumains et les Rom (contrairement à d'autres villages des environs, il n'y a pas de présence hongroise à Calnic). La forteresse quant à elle fut inscrite, avec le village, sur la liste du patrimoine mondial en 1999. Elle est actuellement ouverte à la visite : Monsieur Porumb, membre d'Ars Transylvania Romana, est la personne en charge du site. Il a par exemple fait don d'objets pour le musée des traditions roumaines ayant pris place dans le donjon. Pour autant, aucune communauté ne revendique la forteresse comme patrimoine : ni les Saxons ayant quitté le village et pour qui elle a été appropriée par des Roumains, ni les Roumains qui n'y ont pas eu accès jusqu'au début des années 1990, ni les Rom qui n'ont jamais été impliqué dans la forteresse. Ce patrimoine persiste donc par la passion de Monsieur Porumb, mais pour combien de temps encore?

Au delà de la persistance de ce "patrimoine architectural", la présence des Saxons est avérée dans les discours des habitants : si les Saxons ont laissé derrière eux bien peu d'objets, ils ont marqué les imaginaires, idéalisation permise par leur absence : ils ne sont plus que l'ombre d'un passé et ne constituent aucun type de menace dans la vie actuelle du village, que ce soit au niveau religieux, politique, économique ou démographique. Les Saxons sont en effet décrits comme rigoureux, travailleurs, des individus desquels les Roumains ont beaucoup appris. Lorsqu'ils étaient encore présents, le village était propre : pas de mauvaises herbes sur les devantures des maisons, voirie propre,... Mais ni les Roumains ni les Rom ne semblent avoir repris cet héritage pour le leur : ces images alimentent une nostalgie pour des temps révolus. Nostalgie, mais pas envie de retour à cette période : si les Saxons sont idéalisés, ils étaient également assez isolés. Les communautés saxonnes d'un côté, roumaines et rom de l'autre, vivaient dans le même village, mais sans se mélanger : à chacune sa religion et son lieu de culte, sa classe à l'école, sa langue, son quartier dans le village, son occupation professionnelle dans le village. Seule la fanfare et certains évènements religieux, comme la fête de Pâques ou les mariages et enterrements, étaient l'occasion de réjouissances communes.

Leur départ a mis face à face deux communautés qui partageaient une langue, une religion, et une position sociale, ou à tout le moins imaginairement, inférieure à celle des Saxons. Certains Rom ont profité de la situation pour se roumaniser (se domestiquer selon les dires d'un habitant roumain). Mais en plus de ces Rom sont arrivés de nouveaux Rom, non éduqués, et que ni le système communiste en place jusqu'en 1989, ni le mode de vie instauré par les Saxons, ne permettaient d'intégrer. Les Rom d'avant 1989 sont alors perçus comme de meilleurs Rom que les nouveaux arrivants. Au sein du discours nationaliste roumain (les Roumains sont un peuple, les autres ne sont que des ethnies), les clivages actuels sont pourtant moins ethniques et religieux qu'économiques et sociaux : il y a les anciens et les nouveaux Rom, les éduqués et les non éduqués, les chômeurs et les travailleurs. L'éducation des enfants Rom que les parents envoient généralement travailler, les campagnes d'hygiène et de santé, le développement d'infrastructures, sont autant de préoccupations et d'occupations qui, à côté de la nostalgie régnante mais non prégnante et des travaux agricoles, animent le village.

La diversité culturelle, que l'Unesco considère comme ce qu'il faut promouvoir en préservant le patrimoine culturel, semble être ici être le noeud du problème : les différentes communautés ne se réunissent pas autour du site de Calnic, mais l'utilisent comme objet ou exemple des différents entre elles. Si les églises fortifiées de Transylvanie attestent, de part leur classement, de la diversité du patrimoine roumain à côté des églises peintes de Moldavie ou du Monastère de Horezu (pour rester dans le domaine religieux), l'église de Calnic exemplifie quant à elle les conflits qu'il existe du fait de cette diversité culturelle : aucune communauté ne reconnaît ce patrimoine comme étant le sien. Par contre, le discours selon lequel la préservation du patrimoine passe par l'éducation des individus à leur patrimoine est partagé aussi bien par les experts de l'Unesco que par les élites du village. L'éducation serait-elle la pierre angulaire pour modifier la situation? Il est certain que plus que de patrimoine, le village aurait besoin, d'après les habitants, de ce qu'on appelle développement ou modernisation : équiper les maisons de salle de bains modernes, asphalter les rues,... et régler le problème Rom qui plus que la forteresse, intéresse les habitants.


Pour en finir


Ayant abordé deux des trois stéréotypes mentionnés d'entrée de jeu, je terminerai par le dernier pour mentionner sa flagrante absence en pays roumain. Dracula est un mythe créé par l'Europe occidentale : le roman de Bram Stoker, paru en 1897 et s'inspirant de la vie de Vlad Ţepeş, s'inscrit en pleine période gothique d'une Angleterre sinon passionnée, du moins intéressée par les vampires. The Vampire, paru en 1819, est un des premiers romans à exploiter le thème du vampire, qui est donc avant tout un thème de la littérature fantastique. En Roumanie, une tentative de promouvoir cette image vampirique fut le projet de Dracula Park lancé en 2001, parc d'attraction autour du thème du célèbre vampire devant être construit non loin de la ville de Sighişoara (ville médiévale inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco). Dès le départ, deux camps s'étaient opposés : les pro et les anti. Parmi les pro : l'ancien Premier Ministre Nastase, Coca-Cola. Parmi les anti : le Princes Charles (propriétaire d'une ferme dans le village de Viscri et actionnaire d'une fabrique de jus de pomme), l'ONU et l'Unesco, le Président Iliescu, les écologistes de Greenpeace (le parc se trouvant sur un site naturel : une ancienne forêt de chênes), et l'Eglise orthodoxe de Roumanie (ne pouvant pas bénir un parc d'attraction portant le nom du diable, dracul, qui risque d'attirer des individus sataniques dans la région, de faire du vampirisme une banalité et d'associer définitivement la Roumanie au diable). Finalement, le projet a été abandonné : le parc risquait de défigurer le paysage pittoresque de la région. Si des dizaines de milliers de dollars avaient déjà été investis, d'autres dizaines de milliers étaient attendus pour relever l'économie du tourisme quelque peu décadente en Roumanie. Comme quoi, le Prince Dracula fait moins recette que le Prince Charles...

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omar 30/07/2011 02:33


contentons nous avec des lectations d' une toile ciné ma tographique d' un pédo fil nommé Polanski, comme una polenta sans guy no lente, j' ai les canines à vif...