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Villages - Trong Svay - suite

Publié le par anthropohumanisticienne critique

5 mars. Nouvelle visite à Trong Svay avec une assistante de recherche. Nous laissons la mobylette devant une maison où deux filles sont en train de faire du kap : du riz pilé avec des feuilles. La oudre obtenue est verte. Elle est ensuite mélangée, avec de l'eau, à des légumes (pousses de bambou, feuilles) afin de constituer un repas. 

Pilage du kap

Pilage du kap

Certaines maisons sont équipées d'un système pour récolter l'eau de pluie, quand c'est la saison. Une gouttière fait le tour de la maison, et débouche sur cette jarre. Certaines familles boivent l'eau de pluie sans la bouillir, d'autre la font bouillir, et d'autres encore préfèrent ne pas le boire mais l'utilier pour les travaux ménagers (se laver, faire la vaiselle, laver les légumes, faire cuire les aliments). 

Système de gouttière

Système de gouttière

Les cuisines ont une place variable dans ou par rapport à la maison. Certaines maisons ont une pièce spéciale, en dehors, qui sert de cuisine. D'autres ont la cuisine sous la maison, dans une pièce ou simplement entre les piliers. D'autres encore n'ont pas de cuisine et font à manger à ciel ouvert en saison sèche. 

Pièce servant de cuisine sous une maison

Pièce servant de cuisine sous une maison

Avant de partir travailler aux champs, les femmes préparent un casse-croute à manger sur place. Ci-dessous, dans une hotte, un jacquier, des feuilles pour donner du goût en réchauffant le plat (à base de papaye). Un feu permettra de récheuffer le plat sur place. 

Hotte pour le casse croute

Hotte pour le casse croute

L'accès aux médicaments étant difficile, les habitants font usage des plantes pour se soigner, ou prévenir toute maladie. Ainsi, le médecin traditionnel est toujours consulté, en addition éventuellement du médecin du dispensaire ou de l'hopital. 

Une femme enceinte devra favoriser sa production de lait. Ainsi, cette racine, appelée "pratil takda" est lavée, coupée et préparée en soupe afin de favoriser la production de lait. 

Villages - Trong Svay - suite

Le riz fait l'objet d'une préparation particulière. Suivant le mode de cuisson khmer, le riz est placé dans de l'eau à bouillir, comme nous faisons. Cela s'appelle "dam baï". Mais les ethnies ont une autre manière de cuire le riz. De l'eau estplacée dans un récipient au col évasé. Une espèce de chapeau en bambou est placé sur ce col, à l'envers, de manière à ce que la vapeur y monte. Le riz (ou tout autre aliment à cuire) est placé dans ce chapeau. Ce dernier est couvert par un couvercle. Ce procédé s'appelle "tchom oï baï"

Le récipient et le chapeau

Le récipient et le chapeau

Couvercle

Couvercle

Maison

Maison

Chez les cochons aussi il y a des problèmes avec le lait maternel... Mais pas chez celle-ci...

Chez les cochons aussi il y a des problèmes avec le lait maternel... Mais pas chez celle-ci...

Maison servant de réserve pour le riz et l'acool de riz, ainsi que les bulbes à planter

Maison servant de réserve pour le riz et l'acool de riz, ainsi que les bulbes à planter

Motoculteur servant de tracteur

Motoculteur servant de tracteur

Poulailler en hauteur (entre 1 mètre et 1,5 mètres)

Poulailler en hauteur (entre 1 mètre et 1,5 mètres)

Séchage de noix de cajou et de tubercules

Séchage de noix de cajou et de tubercules

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