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Les temples d’Angkor

Publié le par anthropohumanisticienne critique

Lors de la première journée de visite, « long » tour en tuk tuk (30 kilomètres, à du 25 km/h en vitesse de pointe) aux temples  de Roluos et au temple Ta Prhom. Le chauffeur parlait bien anglais, et a demandé 25$ pour le trajet.

 

La période d’Angkor est celle de la puissance de l’Empire khmer, de 802 à 1432. Cet empire  était un vaste centre politique, social et religieux. Il n’en reste aujourd’hui qu’une centaine de temples, suite notamment à de nombreux conflits avec le Vietnam, le Siam (Thaïlande) et la Birmanie (Myanmar), et aux matériaux de construction : le bois. Seuls les édifices sacrés étaient construits en brique et en pierre.

Jayavarman II (802-850) fut le premier souverain de cet empire. Il unifia les royaumes du Cambodge et installa sa capitale à Roluos, à 13 km de Siem Reap. Chaque souverain, ou presque, participa alors à l’agrandissement d’Angkor et diffusa un style architectural particulier. La base est un temple-montagne avec un sanctuaire en son sommet. L’embellissement des temples vint plus tardivement : tours d’entrée, balustrades en forme de nâga (serpent mythique), cours et galeries autour de la tour centrale, tourelles,… Les temples les plus connus, Angkor vat et Angkor Thom, datent de l’âge d’or. Le site fut « redécouvert » à la fin du 19ème siècle  par des Français (1870 par l’explorateur Mouhot, et 1860 par le missionnaire Bouillevaux). Dès 1901, l’école française d’Extrême-Orient est en charge de la préservation de la restauration du site. 

Les temples de Roluos font parties des plus anciens temples érigés par les Khmers, en 802. Il s’agit des premiers temples construits en matériaux permanents.

Le Preah Ko (Taureau Sacré) date de la fin du 9ème siècle. Il était dédié à Shiva. Il comporte six tours-sanctuaire de pierre (prasat) sur deux rangées, la première étant destinée aux dieux et ancêtres masculins, la seconde aux déesses et ancêtres féminines. Les tours sont décorées par des écritures en sankrit sur les chambranles, des ornements en plâtre, des taureaux sacrés (nandi), des lions. Une équipe allemande est en charge des actuels travaux de restauration. 

Les temples d’Angkor
Les deux rangées : à l'avant, les hommes, à l'arrière, les femmes

Les deux rangées : à l'avant, les hommes, à l'arrière, les femmes

Sanskrit sur un chambranle de porte

Sanskrit sur un chambranle de porte

Le Bakong est le plus grand temple de Roluos. Il fut dédié à Shiva et symbolise le Mont Meru (montagne mythique représentant l’axe du monde, et séjour des dieux). Il est entouré d’une douve et de trois murs concentriques. Le centre est composé d’une pyramide en grès sur cinq niveaux. La base est de 60 mètres carré, et la dénivellation forte à en voir les marches (de géants pour des petits Khmers !). Des éléphants en pierre ornent les coins des trois premiers nouveaux. La pyramide est entourée de 8 tours en brique et grès. Un monastère bouddhique y est toujours en activité. 

Détail de sculpture et vue d'ensemble
Détail de sculpture et vue d'ensemble

Détail de sculpture et vue d'ensemble

Lolei est le troisième temple de Roluos. Ces quatre tours en brique sont en mauvais état. On retrouve des écrits en sanskrit sur le chambranle des portes. 

Les temples d’Angkor

Direction ensuite le Ta Prohm, situé sur le site d’Angkor. Un temple envahi par la végétation, donnant l’impression qu’il vient d’être découvert – la foule atteste cependant qu’il s’agit d’un lieu touristique très fréquenté, et les échafaudages sont les manifestations de restauration en cours et supervisés par l’Archeological Survey of India. Le temple fut construit vers 1186 en tant que temple bouddhique dédié à la mère du souverain, Jayavarman VII. Des fromagers et autres arbres plusieurs fois centenaires l’ont depuis envahi. 

Les temples d’Angkor
Les temples d’Angkor

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